Exposition 28 juillet au 15 août 2009 |

sanchez
(ARGENTINE)Le monde que Sánchez recrée dans chacune des ses photos se transforme en images, en réalité qui lui appartient aussi bien à elle qu’à nous. Le grand protagoniste est la peau : continent, frontière, masque et, en même temps, miroir, tabula rasa sur lequel chaque seconde de nos vies est imprimé, en plus de la voie que nous choisissons d’emprunter. La peau enregistre, tout comme la caméra, chaque marque qui devient plus intenses avec le temps. Liliana choisit de raconter une histoire qui implique le genre féminin, elle choisit de se montrer comme interprète de ses propres scènes. Le traitement plastique des photos nous permet d’apprécier ces corps, à la silhouette tracée, dessiné et modifié par les marques sur la peau, tout faisant face à des images similaires approchées sous différentes perspectives et combinaisons chromatiques. Toutefois, certaines fois nous sommes envahis par un sentiment de privation et d’angoisse alors que nous regardons des œuvres qui présentent des corps qu’il est difficile de croire vivants. La magie de la photographie réussie à confondre nos sens … ces morceaux de peau, si précautionneusement et stratégiquement placés. Voilà les fondations d’une œuvre autobiographique qui parle de la vie de l’artiste, même si elle ne cherche pas à les verbaliser.

oetting
(AUTRICHE)Tout pour le plaisir – je crois que c’est là la chose la plus importante dans ma vie (outre ma femme) depuis que j’ai réalisé qu’il n’y a personne sur terre qui puisse vraiment expliquer pourquoi nous vivons et pourquoi nous avons la capacité de prendre en considération et de réfléchir. J’ai donc décidé d’avoir du plaisir dans ma vie et j’y travaille intensément. L’acte de prendre des photos, la séance photo est la première partie et les résultats lorsqu’un nouveau projet est terminé sont la seconde. Ce qui me pousse à continuer de chercher et me satisfait en même temps est la combinaison des objets du quotidien, de situations, de tissus ou de gens dans des contextes nouveaux et surprenants. J’aime manipuler les idées, laisser les changements s’opérer et tirer de l’inspiration de partout en regroupant le tout dans un angle sous lequel elles n’ont encore jamais été vues. Certaines fois, lorsque je débute un projet, j’ai une image nette en tête, mais la plupart du temps, je n’ai qu’une idée d’une idée et c’est très excitant de voir où cela me mène en cours de conception. Toutefois, le résultat doit contenir cette idée de personnes ou choses normales qui se retrouvent dans des situations inhabituelles ou l’inverse. Du côté technique, je ne me soucie pas du tout des caméras ou de l’équipement d’éclairage, malgré que je sois extrêmement bien équipé (peut-être est-ce la raison pourquoi…) Les matériaux et outils les plus importants sont le bon modèle, la quantité idéale de lumière artificielle et une touche de photoshop afin de créer l’apparence désirée. J’aime travailler avec des lampes de poche supplémentaires dans le jour pour ajouter une saveur surréelle et afin de rendre les choses hyperréalistes à l’occasion. Cela va main dans la main avec un peu de manipulation par ordinateur, comme réduire précautionneusement la couleur ou établir le contraste. Ce ne sont là que des outils qui supportent l’idée globale, afin de la faire vivre, de faire réfléchir les gens et, peut-être, leur dessiner un léger sourire sur le visage en ajoutant un peu de plaisir dans leurs vies.

majdandzic
(PAYS-BAS)Dans ses peintures, l’artiste tente d’incorporer la notion que la vie reflète l’ordre qui rencontre le chaos et qu’elle est représentée par la terre et sa géologie. Cette géologie est caractérisée par des cristaux ordonnés et structurés d’un côté et des processus dynamiques comme l’érosion de l’autre côté. En se référant à des modèles géologiques, Majdandzic utilise la réciprocité entre les formes géométriques (ces formes étant une métaphore pour les cristaux) et les effusions de peinture (représentant le processus d’érosion agissant sur ces cristaux) pour générer une image non intentionnelle qui ressemble à un paysage potentiel. Plus qu’une représentation de la nature, ses peintures représentent une image qui reflète la façon dont notre cerveau fonctionne. Les peintures forme un tableau de structures simples à partir duquel notre système visuel construit activement une image - correspondant à la façon dont notre cerveau construit une image de notre environnement à partir d’un ensemble de paramètres de base. Cette image que Majdandzic propose est un vrai “dessein intelligent”, représenté par nos corps, par lesquels nous percevons, imaginons et comprenons le monde. Pour nous, structuré l’espace qui nous entoure est essentiel puisque nos corps doivent interagir avec notre environnement. En bref, les concepts ou “cristaux” de nos esprits sont enracinés dans nos corps, donnant l’impression de la façon les cristaux matériels sont enracinés dans la terre, où ils peuvent se ressouder et recristalliser. Dans ces deux processus neural et géologique et dans la peinture, la nature suit son propre cours (le Tao comme les Chinois le nomme).

JOHNS
(AUSTRALIE)Je peins, donc je suis. Je regarde la société en Australie et le reste de la planète et je vois un désir presque insensé pour le matériel. Comme l’a dit Zorba dans son célèbre film Zorba the Greek : "Je suis marié, femme, enfants, maison… La catastrophe totale!" Telle est la vie dans les banlieues australienne. Ils accumulent les dettes et achètent comme s’il n’y avait pas de lendemain. Les biens matériels s’accumulent, ensuite ils deviennent dépassés et sont finalement jetés pour faire place à des biens nouveaux. Dans mon exposition 'Pseudo Symbolism', mes sujets sont fascinés, hypnotisés, absorbés par leurs étranges objets manufacturés. Dans certains cas, les objets obscurcissent leur vision, mais ils continuent de recueillir leurs étranges objets avec une ferveur quasi religieuse. Des gens étranges dans des lieux étranges qui tiennent dans leurs mains des objets étranges, une métaphore pour le consumérisme. L’autre partie de mon exposition, que j’intitule 'Landmark Landmarks' (‘Paysage Paysages’ ), est un regard pop art sur des monuments architecturaux, culturels, politiques, religieux qui rendent hommage à notre grandeur. Je jette un God's eye view de certains des plus célèbres chef-d’œuvre architecturaux de la planète. Je les manipule sur ordinateur et je peins les résultats en huile sur canevas, le vieux et le nouveau qui se rencontre à la manière du fauvisme. Elles sont des métaphores tribales illuminées, colorées pour notre civilisation moderne. Elles me disent : ça ne dérange combien grandiose les hommages à nous-mêmes sont en tant qu’humain, il y aura toujours une sauvagerie sous-jacente dans nos sociétés.

de Gramont
(FRANCE)Le travail de De Gramont est basé sur notre perception de l'espace. La lumière et la géométrie composent ses photos. L’utilisation de la lumière et de l’obscurité attirent le regard par le jeu des contrastes. Les compositions de ses photographies laissent le public libre face à son imaginaire. La notion du temps disparaît tel un voyage entre le réel et le fictif. La lumière inverse les vides et les pleins, raccourcie ou allonge l’espace, le structure.
