| Exposition 2 au 20 octobre 2007 Vernissage mercredi 3 octobre 2007 (17h - 19h) |
sergent
(FRANCE)Tout commence la tronçonneuse en mains. Pour abattre l'arbre choisi sur pied et, après l'avoir équarri à la plane, le travailler toujours avec ma « redoutable machine » dans mon atelier posé en pleine campagne. Je tente de travailler mon fût de bois au plus près de ce qu'il est naturellement et que je souhaite qu'il demeure après l'avoir taillé. C'est-à-dire encore rude, rugueux, fort et délicat tout à la fois. Que ma bûche crue puisse ainsi jouer avec le jour, avec la lumière qui caresse ou s'infiltre dans les entailles qui lui mettent le cour et les fibres à nu. Quand une nouvelle sculpture peut enfin s'ériger droit, dressée verticale, c'est comme un lien, un chant qui s'élève de la Terre vers le Ciel, de « Changing Woman to Sun Bearer » ! alors. tout va bien !
BULL
(ÉTATS-UNIS)J'ai inclus dans cette exposition des gravures (sur du papier fait à la main), et des peintures en relief (plâtre italien, media mixtes, sur toile). Les gravures précèdent les peintures et sont en dialogue intime avec elles. Les peintures sont constituées de draperies (mousseline et plâtre italien) et empruntent leur image centrale à deux traditions : la sculpture ancienne Classique ainsi que la peinture et la sculpture de la Renaissance. Je m'interesse en particulier à la manière dont, dans les deux traditions, la forme du corps humain est représentée allongée sous de volumineux andains d'étoffe. Cette image devient une métaphore à plusieurs niveaux, une représentation de ce qui reste caché, et ce dans la sphère psychologique - pour le moment inconsciente. J'ai choisi d'intituler la série de peintures «Matière Noire», terne adopté par les scientifiques pour les vastes régions inconnues et largement inconcevables de notre univers - comme une metaphore pour tout ce qui nous confond dans notre vie humaine. Ma réponse "romantique" est de fouiller dans ce mystère à travers l'art, et de m'y risquer. Pourquoi sommes-nous ici ? Quel est notre but ? Pourquoi échouons-nous dans les choses les plus simples telles que de s'aimer les uns les autres et d'éviter l'atrocité de la guerre ?
diani
(ITALIE)Les dessins de Diani expriment la compléxité d'une des plus anciennes villes d'Europe. Diani s'attache à décrire ses souvenirs de Venise, la ville où il a grandi et où il est devenu artiste - le plus jeune de la collection Guggenheim, avec des images qui semblent être d'une exactitude rigoureuse et analytiqe d'une part, et une représentation profondément subjective du paysage vénitien d'autre part. Les oeuvres de Diani frappent par leur ambivalence et leur finesse. La Venise de Diani parle, au contraire, des petites ruelles, des coins de rues et des étroits canaux interstitiels qui font partie de la vie quotidienne des habitants, plutôt que de la routine du touriste. Inspirées par la photographie, les compositions en noir et blanc de Diani sont construites par la ligne et transcrivent avec amour la vie privée des travailleurs vénitiens, dépourvus de toute apparence ostentatoire. Ces sentiments sont renforcés par l'exclusion de toute forme de vie. La ville de lumière est devenue, pour Diani, un objet dénué de passé. Le résultat offre des images des visions perspicaces qui expriment la nostalgie pour tenter de récupérer une part du passé et combler un manque essentiel. Ce vide, tel qu'on le voit dans le travail de Diani, n'est pas uniquement négatif ; à travers son oeuvre, les pulsions internes sont mises en scène de sorte qu'elles s'insèrent tour à tour dans le monde avec vitalité.

