Exposition 4 décembre au 22 décembre
2007 |
Mai
(ITALIE)Ma recherche est née de l'observation des magnifiques formes dans la nature la recherche non seulement des lignes et des volumes mais aussi des matériaux pour mes sculptures. J'adore créer des objets qui n'existent pas mais qui sont tout de même remplis de vie et de force. Une force qui se manifeste par des courbes sinueuses et des pointes aiguisées: celles-ci sont nécessaires pour la protection et non pour l'attaque. Mon éducation en biologie et mon amour de la photographie (que je pratique toujours, particulièrement en terres lointaines et oubliées telles le Madagascar, l'Éthiopie, le Sri Lanka, et ainsi de suite) sont visibles dans le résultat final de mon travail. J'aime combiner et opposer des matériaux de processus comme la rouille ou le moisi avec du verre et autres matériaux brillants, réfléchissants et polis. Un grand équilibre se produit malgré ce dualisme. Je décris souvent mes ouvres comme des « sculptures numériques extra-terrestres » parce qu'elles sont nées d'un concept organique mais ne sont pas de ce monde ou créées par Dame Nature. Au plan technique, mes ouvres sont une simulation par ordinateur de la physique optique des objets et des environnements que j'invente.
BONA
(FRANCE)Pour moi, ce qu'il y a de primordial dans la peinture, ce n'est pas la forme, qui est souvent privilégiée, mais le fond. L'oeuvre doit dégager autre chose que de la beauté pure, et le spectateur doit poser un regard ouvert sur ce qui peut lui paraître au premier abord vulgaire. La spontanéité, l'instant présent, ma conscience, ma manière d'appréhender ou de voir le monde, m'ouvrent des portes, et me permettent d'explorer des facettes que l'intellectualisation pure de la peinture, par le biais de la technique et de la réflexion, bloquerait et ne rendrait pas compte du résultat final si confus, voir, peut être pour certaines personnes déroutant. En d'autres termes, tout ce qui fait de nous des hommes, des êtres humains à part entière, me guide sur un monde que j'ignore moi-même, celui d'un chaos que je nommerais paradoxalement d'organisé. Lorsque je débute une toile vierge, je ne sais pas où elle va me mener. Je lui donne l'impulsion de base, et ensuite le reste suit, comme si cela coulait de source, ou que le tableau, de manière inévitable, allait donner ce qu'il donnera en finalité. Un reflet de moi-même, et du monde qui m'environne. Un jour, violent, l'autre jour, laid, voir déconcertant, sombre, illuminé, bref, l'instant présent de ce qui nous anime tous. C'est pour cela que mon travail ne suit pas vraiment la suite logique d'une même série de tableaux par exemple, mais plutôt un fil conducteur, ma conscience enfouie, qui se met à jour l'espace d'un instant.
MARKO
(BELGIQUE)La peinture est un art majeur, une vie n'est pas suffisante pour le comprendre; la peinture est aussi une arme majeure, c'est pourquoi elle tend malheureusement à être réduite au silence par ceux-là même qui la pratique. La couleur fait la forme! Refuser le compromis! L'ensemble de mon travail tourne autour de ces deux axes, le reste n'est que pure sensation.

